mercredi 7 février 2007
Le paradoxe du boudin.
Par Paspsy - qu'aux cas, mercredi 7 février 2007 à 16:07 :: General
Ce midi, alors que je m'apprêtais à déguster un boudin antillais, mon esprit fut frappé par une constatation pour le moins quantique. En effet, en découpant un morceau dudit boudin, je me retrouvai avec un bout d'un boudin antillais qui par conséquent n'était plus entier du tout. Donc, ce que je m'apprêtais à déguster n'était pas un boudin entiais, car dès lors que j'essaie de le manger, j'en fais des bouts d'un boudin. Ce qui m'amène à la conclusion suivante : un boudin n'est antillais que tant que l'on ne tente pas de le manger ; toute tentative d'expérimentation du phénomène boudin par les capteurs gustatifs entraînant une modification ontologique du boudin, il est donc impossible de connaître le goût d'un boudin antillais.
Cela dit, le goût des bouts du boudin n'était pas mauvais non plus. J'ai réitéré l'expérience plusieurs fois, à des fins purement scientifiques, afin de tenter d'extrapoler sur la part rémanente du goût de l'antillais dans le partiel.
Sur ce, je vous laisse, je me vois en effet dans l'obligation de répondre à certains besoins physiologiques souvent induits par l'ingestion en quantité de nourriture épicée.