Éloge d'une certaine forme de
paraphasie sémique pathologique

Paspsy - qu'aux cas

mercredi 7 février 2007

Le paradoxe du boudin.

Ce midi, alors que je m'apprêtais à déguster un boudin antillais, mon esprit fut frappé par une constatation pour le moins quantique. En effet, en découpant un morceau dudit boudin, je me retrouvai avec un bout d'un boudin antillais qui par conséquent n'était plus entier du tout. Donc, ce que je m'apprêtais à déguster n'était pas un boudin entiais, car dès lors que j'essaie de le manger, j'en fais des bouts d'un boudin. Ce qui m'amène à la conclusion suivante : un boudin n'est antillais que tant que l'on ne tente pas de le manger ; toute tentative d'expérimentation du phénomène boudin par les capteurs gustatifs entraînant une modification ontologique du boudin, il est donc impossible de connaître le goût d'un boudin antillais.

Cela dit, le goût des bouts du boudin n'était pas mauvais non plus. J'ai réitéré l'expérience plusieurs fois, à des fins purement scientifiques, afin de tenter d'extrapoler sur la part rémanente du goût de l'antillais dans le partiel.

Sur ce, je vous laisse, je me vois en effet dans l'obligation de répondre à certains besoins physiologiques souvent induits par l'ingestion en quantité de nourriture épicée.

mercredi 31 janvier 2007

Et pis mes nids II

Je voulais écrire un billet, et puis finalement non.

mardi 7 novembre 2006

Méta-poème

Caresse des vers se tortillant dans tes pieds,
Espèces d'assonnances trébuchant tes sens,
Métaphores ou fragiles images enseignées
Qu'à ta strophe tes mots avec soin choisis lancent,

Musique pour mieux capturer l'âme à ses rets
Est-ce que, rimes croisées, le faire ainsi plaît ?
Ou redoublées, plates, embrassées, qui vous voudrez,
Façonnez son sonnet de ces phonèmes-clés.

Dessine son visage par mille figures,
Anaphores, hypallages, porte-les au zénith
Mais le lecteur n'égare, de peur qu'à la césure,

La mystique hémistiche émise tique, et t'y quitte.
De diérèses use si y'a hiatus dans tes iambes
Punais'ça va êtr'chaud d'finir sur rime en iambe...

jeudi 2 novembre 2006

Les adultes errent

Penchons-nous aujourd'hui sur une histoire de moeurs.

Ky et Lily formaient un couple exemplaire, et lorsqu'on observe ce que sont les couples de nos jours, on ne peut qu'en conclure qu'un exemple typique ne dure pas bien longtemps ; cependant on imaginait mal dans leur cas que l'un fût tenté de faire trompette. Quoique, Ky cocu ? Ce gars était d'une telle naïveté emprunte de bêtise qu'on n'aurait dû s'en étonner.

Lily, que ce dadais dit dodue, se promenait tranquille quand elle fut abordée par Bob, qui l'invita boire et verre et la baratina tout son saoûl, et si déjà le verre n'était pas peu, pipo put permettre à Bob d'arriver à ses fins.

Mais arrivés à l'appartement de ce dernier, une surprise devait les attendre en la présence d'une fuite dans la salle de bains attenante à la chambre, et en pénétrant dans la pièce, si Lily vit bien là le lit, l'eau l'eût vite refroidie !

Cet imprévu lui fait reprendre ses esprits, et elle s'échappe dans la rue, pensant à Ky. Ah ça, ce si sot sut l'histoire qu'il fût entré dans une noire colère... elle s'esclaffe en y songeant, suscitant l'étonnement des passants (et pourtant, ce n'est pas si rare, rire aux rues...) Bah, Baby, Bob eut la malchance de tomber sur une fille pas trop déraisonnable, tout simplement.

Sur ce je vous laisse, j'ai une fuite d'eau à réparer.

mercredi 25 octobre 2006

C'est un doux bleu sang, ce cas chez moi...

Les choses qui un jour commencent sont irrémédiablement destinées à se terminer un autre jour. Cette page web ne saurait déroger à l'universalité de cette règle. Elle a subi de grandes failles dans ses mises à jour, et je ne vais pas m'étendre sur les raisons qui en vont l'arrêt susciter définitivement ; ces quelques posts n'étaient déjà pas grand-chose, aussi je l'annonce, la fin de ce rien carnet. Je ne prétendais pas faire de l'art, mais on ne peut pas dire que la fermeture d'un tel blog, à moins que l'art n'ait sens, ne soit inévitable. C'est vrai, je n'ai ration régulière de posts point fourni, mais cela n'a pas l'un gêné, si ? Pas la peine que je me mette en psychose pour autant.

Sur ce, je vous laisse, moi le vieux Paspsy sur le retour...

jeudi 10 juin 2004

Fable-express

Il était une fois, dans un pays lointain, un royaume prospère gouverné par un roi juste et bon, et comme si cette accumulation de poncifs ne suffisait pas déjà, ce dernier possédait en outre de fabuleuses richesses.

Ce roi avait à son service un échanson cupide qui lorgnait d'un oeil malveillant le trésor de son maître. Il n'était visiblement pas le seul à lorgner car le palais royal fut, un beau jour plutôt funeste, l'objet d'un casse en pleine nuit. L'échanson était là. Il surprit les brigands en flagrant délit, lorsqu'ils s'apprêtaient à fuir. Cependant, loin de donner l'alarme pour les faire coffrer, il négocia avec eux, de manière inique, une belle part du butin en échange de son silence. Le fourbe alla planquer la majeure partie de son argent dans une excavation à flanc de la vieille montagne volcanique qui jouxtait la ville. Puis il garda le reste pour les premiers faux-frais d'une nouvelle vie qui s'annonçait désormais luxueuse.

Or, quelques jours à peine après ces événements, le percepteur d'impôts se pointa à sa porte, l'obligeant à se défaire de cette monnaie. Il devrait donc aller repuiser dans sa réserve cachée. C'est précisément à cette époque que le volcan se réveilla... et éclata en une éruption en bonne et dûe forme. L'échanson attendit que le calme revînt, puis se mit en quête de son trésor. Las ! La lave avait refroidi, durci, bouleversé le paysage et recouvert les excavations. Sa part de butin était irrémédiablement enfouie.

Moralité : Lave rance et impôt payé étouffent inique part d'échanson.

lundi 17 mai 2004

Métaphysique de côté pour un moment

Avez-vous déjà remarqué que le principe d'incertitude d'Eisenberg est également valable en métaphysique ?

Imaginons en effet que je fasse une réflexion sur le sens de la vie : conséquemment, comme tout objet réfléchi, la trajectoire de la vie va s'en trouver modifiée. Le problème peut donc se ramener à déterminer l'angle d'incidence de la vie sur le support de la réflexion, autrement dit, le concept que j'énonce ; ce qui permettrait de déduire le sens de celle-ci. Mais comme ce concept est justement fonction de l’observation subjective que je réalise quand je tente de déterminer le sens de la vie, je constate donc une interdépendance entre l'observation et le sujet observé qui m'oblige à reconnaître mon incapacité à appréhender ce dernier avec précision sans risquer de le perturber.

Bref, on tourne en rond, ce qui est en outre contradictoire avec l'hypothèse sous-jacente d'une trajectoire rectiligne de la vie, sous-tendue dans la démonstration précédente ; et encore, en supposant que l'espace métaphysique soit homogène, ce dont on est loin d'avoir le moindre indice (soit dit sans vouloir faire montre de réfraction).

Sur ce je vous laisse, je vais voir si je ne trouve pas un peu d'aspirine dans le coin.

mardi 11 mai 2004

Déchiffrer en ombre

Oyez la légende que je m'en vais conter.

Les membres de cette société mystique vivaient reclus dans des cryptes et veillaient sur le Grand Secret Arithmétique. Il y avait un couple de vénérables Anciens, Hélène Dehain et Pierre Carré, dont le dénominateur commun était la connaissance du Secret. À la limite de leur mort, les candidats à leur succession devaient franchir la Porte Algébrique pour se présenter devant les Anciens afin d'obtenir le Secret, que l'un d'eux n'octroie qu'à très saint, si cet huis ne ferme pas.

Or donc, il advint un jour qu'un jeune damoiseau, cultivant la racine de la convoitise et ne vivant qu'en fonction de son avidité pour la connaissance du Secret, voulut s'en emparer de force.

Au mépris des plus élémentaires règles de courtoisie, il menaça d'égorger Pierre Carré si Hélène Dehain ne lui livrait le Secret. Cette dernière (il faut avouer qu'elle était un peu nulle) céda. Aussitôt, les pans du mur de la salle se divisèrent pour découvrir une gigantesque scie dont l'objectif évident était de taillader l'outrageux qu'a l'culot de violer le Secret. Le jeune intrépide ne se laissa pas démontrer pour autant. Il analysa rapidement les deux hypothèses : se laisser découper (cas un) ou se faire la belle. Après avoir préalablement éventré Carré (simple précaution), il se radine, fuit cette scie (sain cas), troua Dehain z-et rota un bon coup, de satisfaction.

Bon, j'ai un peu dérivé de l'histoire originale, mais plus tard, si vous êtes sages, je vous raconterai le Grand Secret en intégral.

mercredi 5 mai 2004

Si ça vous plaît, on a ce mot à lire

Un matin, tôt au lever du soleil dès potron-minet à l'aube, je devais prendre un car de la ligne de bus S des transports en commun urbains de la ville citadine, pour rejoindre à un point de rendez-vous fixé ensemble d'un commun accord une réunion de certaines personnes pour un meeting planifié auparavant à l'avance.

Au cours du voyage durant le trajet le temps du parcours, je notai, en le remarquant, que mon attention fut attirée par un jeune godelureau pas bien âgé dont la dégaine particulière assez étrange et singulière était suffisamment hors du commun pour frapper et retenir les regards. Sous un chapeau en forme de couvre-chef relativement ridicule qui lui donnait plutôt l'air benêt, qu'il avait pour ornement agrémenté d'une cordelette de décoration tressée rendant l'ensemble encore plus bizarre, sa figure juvénile se dressait sur un cou à la longueur grandement démesurée largement au-dessus de la taille moyenne.

Chaque fois que le bus stoppait lors de ses arrêts, le quidam se plaignait dans une complainte grommelante en râlant et maugréant de se faire bousculer par le flot des voyageurs montant et descendant. Il aurait même été sur le point de commencer à entreprendre un début de pugilat en se bagarrant avec un gros monsieur assez fort à la bedaine confortable, qu'il accusait de lui avoir expressément avec complaisance piétiné les orteils (et peu s'en est fallu qu'il n'en vienne aux mains), si à cet instant précis de manière concommittante et juste au bon moment, une place assise ne s'était libérée ; place vide qu'il fut fort aise et satisfait de vite s'empresser d'aller occuper rapidement avec soulagement et son séant.

Les aléas du destin provoquent parfois par chance ou fatalité des coincïdences hasardeuses fortuites : d'aventure, il se trouve que je revis encore de nouveau une seconde fois le même gars au cours de la même journée. Il avait l'air en train de parler en grande discussion dans un dialogue animé avec quelqu'un qui m'a paru être un ami de ses connaissances parmi ses proches fréquentations de son cercle de relations. Ce dernier lui conseillait judicieusement, de manière pertinente avec un raisonnable à-propos non sans sagacité doté d'un bon sens logique, dans une remarque emprunte de sagesse, de remonter vers le haut en le réhaussant de quelques centimètres le dernier bouton de son pardessus.

jeudi 29 avril 2004

Ali, terre à Sion : c'est assonant à la fin

Ou comment résumer le conflit israélo-palestinien en un titre.

Comme un oiseau qui en même temps n'aurait pas fini nid, ni n'y nie nicher, Ali désirait voir lui-même sur place pour se rendre compte in situ à Sion. Il se rend chez ses meilleurs amis et demande d'eux de deux deudeuches le prêt, puis il alla là, las, la lacune du moyen de transport comblée. Le voyage en vieille 2CV ne fut pas peu mouvementé. Tu voudrais faire le compte de ses incidents de parcours que tu n'en finirais jamais, bientôt t'ôtes aux totaux tôle froissée et autres pneus crevés.

À son arrivée, il logeait dans une résidence libanaise - on lui épargna heureusement de danser le malfouf, ouf (où fou fout foule en délire,\r\ntelle aurait était la situation d'Ali se débattant avec le rythme). Considérant le calme apparent de la vie que mène son hôte en compagnie de ses vénérables grands-parents, celui-ci lui révèle que cette sérénité est usurpée : pépé paie paix péniblement à la milice paramilitaire du coin...

Ali ne resta pas longtemps. À son départ, les motivations de kamikazes versant cent sangs sans s'en sentir coupables lui échappaient toujours...

lundi 26 avril 2004

De la fuite dans les idées

J'aime à m'interroger sur les choses. A méditer sur leur nature intrinsèque, ce que ne peut être un TGV un jour pluvieux, par exemple ; cette dernière remarque étant d''ailleurs quasiment une tautologie, car chaque jour qui passe, on devient nécessairement plus vieux que le précédent.

Le temps fuit (le couard, il a sûrement peur de regarder en face l'avenir qui se profile de trois-quarts à l'horizon), et pas moyen de lui faire changer de direction - des fois, on aimerait bien au moins les plaquettes de frein, mais ça marche pas, c'est la topologie de l'espace-temps qui veut ça. Pourtant, lorsque le petit mammifère fouisseur regagne sa demeure, on est également en présence d'un cas de taupe au logis, mais ça nous gêne tout de suite moins, on se sent déjà moins concerné. Et c'est heureux, parce qu'être l'idiot encerclé de toutes parts est une position pour le moins inconfortable ; et si elle l'est pour le moins, on ne peut se soustraire à l'idée que cela ne ferait pas de différence pour nous (ceci dit sans vouloir être négatif).

Là-dessus, je vous laisse, que je vais accrocher au cou du chien pour sa promenade.

mercredi 21 avril 2004

De l'étrangeté d'un pseudo

La forme non commune du nom emprunté par l'auteur de ce carnet a valu à celui-ci d'en être questionné sur l'origine par d'aucuns (c'est-à-dire, par personne, mais je suis le genre de gars qui aime faire profiter aux autres des réponses aux questions qu''on ne lui a pas posées, surtout quand elles impliquent l''exposé de ses élucubrations qui, nécessairement, intéressent tout le monde).

On ne peut en effet devant un tel pseudonyme, et à juste titre, ne pas rester étonné, voire interdit. Je vais donc autoriser mes lecteurs à ne pas stagner dans l'ignorance, en leur faisant plonger les regards dans la genèse de ce "nom de clavier".

En réalité, il n'y a là rien de compliqué. Il n'y a pas eu de grande inspiration, même si le résultat est à couper le souffle. Je n'étais pas en train de déambuler dans une ruelle sombre, sous une averse comparable à une miction bovine, quand l'idée a surgi. Il ne s'agit pas non plus du fruit d'une réflexion prolongée sur l'usage du kakemphaton dans les écrits oulipiens post-quenaliens. Non, il s'agit d'un cas de déduction basique partant du constat suivant : je ne suis pas psychologue (ni de métier, ni de formation, ni même hobbyiste) ; par conséquent je peux logiquement me présenter en tant que Paspsy.

Sur ce, je vous laisse, je n'ai pas de consultation à donner à personne d'allongé sur mon pasdivan.

samedi 17 avril 2004

Sommes-nous encore matérialistes ?

La question devient légitime lorsque l'on prend conscience de l'amoncellement des biens de consommation qui nous entourent.

J'entassais les réflexions sur le sujet au cours d''un repas, quand j''entends là mon sel mandé bientôt par mon voisin de table. Il se trouve que je le connaissais ; c'est dans ces cas là qu'on s'exclame, on sait, "le monde est bien petit". En revanche je ne me rappelais plus où il habitait, je risque Amiens, il me répond "ah non, c'est Le Mans". Débit inférieur à la moyenne nationale pour l'adsl dans cette ville, d'ailleurs, soit dit en passant.

Bref, la vie est curieuse, il fut un temps où vis-à-vis de cette personne, on se détestait cordialement, mais il semble que mon petit ego, après une période où dans l'âme on se hait, l'aime en des biens meilleures circonstances. Bon, je n'en dirai pas plus sur cet épisode, au-delà, mon zèle ment, dépit intérieur s'ensuit(*).

Là-dessus je vous laisse, j'ai un Linux à installer (une mandrake, précisé-je au risque d'un blâme en "seulement debian" de la part des puristes).

(*) Version alsacienne.

mercredi 14 avril 2004

Etre dans le vent

Un des soucis permanents de la gent humaine est de pouvoir faire bonne figure. Que ce soit sous la pression sociale ou par simple désir de se mettre en avant, nous nous livrons alors à l'exercice de style qui nous rangera dans la catégorie des gens dans le vent.

J'ai réalizés cela il y a déjà un certain temps, en regardant une émission quelconque d'élection de Miss Tralala. J'étais soufflé de constater tous les zéphyrs consentis par ces candidates défilant par rafales, pour juste se donner un air, aussi blizzard que cela puisse paraître. Mais c'est un vrai trame, on tanne ces demoiselles aquilon promet monts et merveilles, pour les faire courir après un simple titre éphémère... Tout ceci n'est que vanité et poursuite du vent (il faut bien le poursuivre pour arriver à être dedans après tout).
Bof... autant combattre des moulins.

Bon là-dessus je vous laisse, je vais me boire un sirop coco-menthe.